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Maladies Cardio-Neurovasculaire en Nutrition (AVC & Infarctus)

Thème associé : AVC, Infarctus du myocarde, AIT (Accident Ischémique Transitoire), attaque, crise cardiaque ...

Introduction : Les maladies Cardio-Neurovasculaire, c'est quoi ?

Les maladies Cardio-Neurovasculaires regroupent les pathologies liées au cœur et au cerveau, découlant d’une mauvaise circulation sanguine. On retrouve donc des pathologies bien connues du grand publique comme l’infarctus du myocarde ou encore l’AVC (accident vasculaire cérébral).


On les regroupe ici car leurs mécanismes physiopathologiques, leurs causes et leurs stratégies de prévention nutritionnelle sont similaires, même si la prise en charge de leurs complications peut être spécifique à chacune de ces pathologies, et aux séquelles qu'elles ont pu laisser.


Ces pathologies ne sont pas anodines au regard de leur forte mortalité : il s'agit de la deuxième cause de mortalité en France, avec plus de 140 000 décès par an et plus d’un million d’hospitalisations chez les adultes, d’après les données de Santé publique France (2022), juste derrière le Cancer. Et de la première cause de mortalité pour les plus de 65 ans.


La nutrition constitue ici un levier majeur, avec l'amélioration de l'hygiène de vie globale, pour freiner, diminuer ou prévenir ces différentes pathologies.


Nous allons donc, dans cet article, faire le point sur les deux plus connues (AVC et Infarctus) afin de mieux les reconnaître, les comprendre, et voir les outils nutritionnels de base permettant d’agir sur cette véritable épée de Damoclès.


Un AVC c'est quoi ?

L’AVC, ou accident vasculaire cérébral, correspond à un défaut soudain de l’irrigation normale en sang du cerveau, qui peut être dû à un vaisseau bouché ou rompu. Résultat : les cellules du cerveau ne sont plus alimentées ni oxygénées, provoquant leur mort progressive ainsi que des atteintes irréversibles, d’autant plus importantes que le délai avant la prise en charge hospitalière est long. Il faut donc le reconnaître et agir au plus vite : appeler le 15 ou le 112 dans un autre pays européen.


Comment mes vaisseaux peuvent-ils se boucher ?

Le bouchon, ou caillot sanguin (thrombus), peut être dû à plusieurs causes, comme un trouble de la coagulation, une immobilisation prolongée (phlébite), un traumatisme. Mais ici, il est principalement lié à la plaque d’athérome, donc à l’accumulation de cholestérol dans les vaisseaux, qui forme des plaques diminuant le diamètre vasculaire, mais pouvant également se détacher et créer ce bouchon. D’où la forte prévention autour du cholestérol.

Le risque est multiplié en cas d’hypertension artérielle associée à ces plaques, en raison de l’augmentation de la pression dans les vaisseaux. Pour en savoir plus sur les plaques d'athéromes je vous invite à lire l'article sur l'hypercholestérolémie.

Comment mes vaisseaux peuvent-ils se rompre ?

Oui, bien que cela soit beaucoup plus rare. Le vaisseau peut se rompre à la suite d’une fragilisation de la paroi avec le temps, notamment en cas d’hypertension artérielle. La pression constante exercée sur les parois les fragilise progressivement, d’où l’importance de surveiller régulièrement sa tension artérielle ( voir l’article sur l’hypertension ).


La rupture peut également être liée à un anévrisme ( une dilatation anormale d’un vaisseau pouvant conduire à sa rupture) ou encore à une malformation vasculaire.


On notera également que les vaisseaux se fragilisent et se rigidifient avec l’âge, augmentant ainsi les risques, d’où l’importance de la prévention autour du cholestérol et de l’hypertension artérielle.

Cause d'un AVC

Un AVC survient via la formation d’un bouchon suite à une accumulation de graisses (plaque d’athérome), un trouble de la coagulation ou d’autres mécanismes, qui obstrue ensuite un vaisseau, ou suite à une déchirure/ rupture de celui-ci (AVC Hémorragique).


Ce phénomène est accentué par de nombreux facteurs augmentant le risque de formation de bouchon ou de rupture, comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie (LDL), le tabac, le diabète, le surpoids et l’obésité, la sédentarité, le stress chronique, mais aussi l’âge (avec la diminution progressive de la souplesse des artères), le sexe et les facteurs héréditaires propres à chacun.


Une amélioration de l’hygiène de vie et de la nutrition permet d’agir sur une grande partie de ces facteurs, d’où l’importance d’une prise en charge précoce en cas de risque.

Une plaque d'Athérome c'est quoi ?

Quand le cholestérol transporté par les LDL s’accumule dans la paroi des artères, il devient toxique. Le corps réagit en envoyant des macrophages (les “petits Pac-Man” du système immunitaire). Ces cellules engloutissent le cholestérol, deviennent spumeuses (gonflées de graisses) et forment des plaques d’athérome. Une plaque d'athérome vulgairement parlant et donc une accumulation de graisse sur les parois des vaisseaux.


Ces plaques :

  • Rétrécissent les artères, les rendent rigides, et peuvent se rompre, provoquant la formation d’un caillot → infarctus, AVC, ou mort subite.

Illustration de l'obstruction des vaisseaux par les plaques d'athéromes (Celle-ci peuvent également se décrocher et créer un bouchon plus loin)
Illustration de l'obstruction des vaisseaux par les plaques d'athéromes (Celle-ci peuvent également se décrocher et créer un bouchon plus loin)

Quels sont les signes d'un AVC ?

On utilise l’abréviation FAST pour se rappeler des signes pouvant indiquer un AVC.



  • F = Face (visage) : regarder si le visage de la personne est normal, sans signe de paralysie (un côté du visage qui ne bouge plus, par exemple). Vous pouvez lui demander de sourire pour vérifier.

  • A = Arm (bras) : dans le même registre, demandez à la personne de lever les deux bras, ou observez si elle a du mal à tenir un objet.

  • S = Speech (parole) : identifier si la personne présente des troubles de la parole. Demandez-lui simplement de répéter une phrase simple.

  • T = Time (temps) : si vous constatez un de ces symptômes, même temporaire, ou en cas de doute, contactez immédiatement les secours, car, comme nous l’avons vu, chaque minute compte.

Un Infarctus du Myocarde

Un infarctus du myocarde ou crise cardiaque correspond à l’obstruction d’une artère du cœur, empêchant le sang et donc l’oxygène d’atteindre une partie du muscle cardiaque. Privées d’oxygène, les cellules du cœur commencent alors à mourir progressivement. Comme pour l'AVC, il faut le reconnaître et agir au plus vite : appeler le 15 ou le 112 dans un autre pays européen.

Pourquoi mes artères peuvent-elles se boucher ?

Le bouchon, ou caillot sanguin (thrombus), peut être dû à plusieurs causes, comme un trouble de la coagulation, une immobilisation prolongée (phlébite), un traumatisme. Mais ici, il est principalement lié à la plaque d’athérome, donc à l’accumulation de cholestérol dans les vaisseaux, qui forme des plaques diminuant le diamètre vasculaire, mais pouvant également se détacher et créer ce bouchon. D’où la forte prévention autour du cholestérol.

Le risque est multiplié en cas d’hypertension artérielle associée à ces plaques, en raison de l’augmentation de la pression dans les vaisseaux. Pour en savoir plus sur les plaques d'athéromes je vous invite à lire l'article sur l'hypercholestérolémie.

Cause d'un Infarctus ?

Comme expliqué précédemment, la formation d’un bouchon via une accumulation de graisses (plaque d’athérome), un trouble de la coagulation ou d’autres mécanismes, qui obstrue ensuite un vaisseau, reste la cause majoritaire.


À cela s’ajoutent de nombreux facteurs de risque augmentant le risque de formation ou de rupture de ces plaques, comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie (LDL), le tabac, le diabète, le surpoids et l’obésité, la sédentarité, le stress chronique, mais aussi l’âge (avec la diminution progressive de la souplesse des artères), le sexe et les facteurs héréditaires propres à chacun.


Une amélioration de l’hygiène de vie et de la nutrition permet d’agir sur une grande partie de ces facteurs, d’où l’importance d’une prise en charge précoce en cas de risque.

Une plaque d'athérome c'est quoi ?

Quand le cholestérol transporté par les LDL s’accumule dans la paroi des artères, il devient toxique. Le corps réagit en envoyant des macrophages (les “petits Pac-Man” du système immunitaire). Ces cellules engloutissent le cholestérol, deviennent spumeuses (gonflées de graisses) et forment des plaques d’athérome. Une plaque d'athérome vulgairement parlant et donc une accumulation de graisse sur les parois des vaisseaux.


Ces plaques :

  • Rétrécissent les artères, les rendent rigides, et peuvent se rompre, provoquant la formation d’un caillot → infarctus, AVC, ou mort subite.

Illustration de l'obstruction des vaisseaux par les plaques d'athéromes (Celle-ci peuvent également se décrocher et créer un bouchon plus loin)
Illustration de l'obstruction des vaisseaux par les plaques d'athéromes (Celle-ci peuvent également se décrocher et créer un bouchon plus loin)


Quels sont les signes d'un Infarctus ?

Les signes peuvent être nombreux et parfois moins visibles selon les situations. Il faut donc rester vigilant en cas de :

  • Douleur (ou oppression) thoracique brutale et intense

  • Difficulté à respirer et/ou essoufflement fréquent, même sans activité intense

  • Palpitations cardiaques ou battements anormaux ressentis.

  • Chez les femmes, d’autres symptômes peuvent également être présents, comme une fatigue inhabituelle, des troubles digestifs ou encore des nausées inexpliquées.



En cas de doute, il ne faut pas perdre de temps : contactez immédiatement les secours.

Les différents facteurs de risque de Maladies Neuro-Cardiovasculaire

Facteurs de risque modifiables :

  • Hypertension artérielle : fragilise les parois des artères et favorise leur rupture ou leur obstruction.

  • Hypercholestérolémie (excès de LDL-cholestérol) : participe à la formation des plaques d’athérome qui rétrécissent les artères.

  • Diabète : abîme les vaisseaux et accélère l’athérosclérose, tout en favorisant la coagulation.

  • Tabagisme : endommage les parois vasculaires et favorise la formation de caillots.

  • Sédentarité : diminue la circulation, favorise la prise de poids et les déséquilibres métaboliques.

  • Surpoids et obésité : augmentent l’inflammation et aggravent des facteurs comme l’HTA, le diabète et l’hypercholestérolémie. Il est important de rappeler qu’actuellement, une personne sur deux est en surpoids en France, et que 17 % de la population souffre d’obésité.

  • Alimentation déséquilibrée (trop de sel, de graisses saturées, de sucres et de produits ultra-transformés) : favorise l’apparition, l’entretien et l’aggravation des pathologies et des facteurs ci-dessus.

  • Alcool en excès : augmente la tension artérielle et peut perturber le rythme cardiaque.

  • Stress chronique : élève la tension et favorise des comportements à risque (alimentation, tabac).

  • Mauvais sommeil / apnée du sommeil : augmente la tension artérielle et fatigue le système cardiovasculaire.

Facteurs de risque non modifiables :

  • Âge (risque augmente avec le temps) : usure progressive des artères, rigidification et accumulation des lésions.

  • Sexe : risque plus précoce chez l’homme, et augmentation chez la femme après la ménopause, car les œstrogènes ont un effet protecteur et participent au maintien de l’élasticité des parois vasculaires.

  • Antécédents familiaux / génétiques : prédisposition héréditaire aux troubles du cholestérol, de la tension ou de la coagulation.


Les maladies neuro-cardiovasculaires sont donc principalement favorisées par un ensemble de facteurs liés au mode de vie (alimentation, activité physique, tabac, métabolisme), auxquels s’ajoutent des facteurs non modifiables comme l’âge et la génétique.


C’est un domaine dans lequel la prévention nutritionnelle et hygiéno-diététique joue un rôle central. Surtout en vu de l'absence de symptôme sans dépistage de l'HTA, de l'hypercholestérolémie et de pre-diabète.


Prévention hygiéno-diététique des maladies neuro-cardiovasculaires

Suite à la lecture des facteurs de risque, vous aurez compris que la prévention hygiéno-diététique repose principalement sur des habitudes de vie opposées à ces facteurs, ainsi que sur des actions spécifiques adaptées à vos pathologies et facteurs associés (prise en charge nutritionnelle de l’HTA, de l’hypercholestérolémie, du diabète, etc.). C'est pourquoi il sera recommander de consulter un professionnelle de santé qualifié afin de vous accompagner dans cette démarche (parlez-en à votre médecin ou diététicien).


Pour rester dans une approche globale, on recommandera :

  • Une activité physique régulière et adaptée, avec une recommandation d’environ 30 minutes d’activité physique par jour (soit 150 à 300 minutes par semaine), ainsi que deux séances de renforcement musculaire par semaine. Il est également important de limiter le temps passé assis afin de lutter contre la sédentarité.

  • Une amélioration de l’alimentation de base, avec le respect le plus régulier possible de l’équilibre alimentaire, afin de prévenir et limiter les pathologies chroniques (voir vidéo sur l’équilibre alimentaire).

  • L’arrêt du tabac, ou à défaut une réduction de sa consommation si possible.

  • Une diminution ou un ajustement de la consommation d’alcool : l’objectif sera de ne pas dépasser deux verres standards par jour, et pas tous les jours. En cas de pathologie associée, une restriction plus importante peut être recommandée.

  • Une adaptation de l’alimentation aux facteurs de risque présents : diminution du sel, des AGS (acides gras saturés), des sucres simples, etc.

  • Un travail sur la gestion du stress et de l’anxiété, seul ou accompagné par un professionnel si nécessaire.


En cas de maladie neuro-cardiovasculaire ou de terrain propice à son développement, n’hésitez pas à vous faire accompagner sur le plan nutritionnel par un diététicien, afin d’adapter la prise en charge à vos contraintes et à votre quotidien, et éviter de rentré dans une alimentation trop restrictive non adaptée, à votre cas. Le but n'étant pas d'être parfais, une amélioration même légère reste un atout contre cette épée de Damoclès !


Auteur : Pouteau Nicolas / Diététicien Nutritionniste sur Orléans (Saint-jean-le-blanc)

Source bibliographique :

► Santé publique France. (2025). Maladies cardio-neuro-vasculaires : de fortes disparités régionales qui persistent.

► Union Prévention Santé pour la Fonction publique. (s. d.). Dépistage neuro-cardiovasculaire.

► Ministère de la Santé et de la Prévention. (s. d.). Maladies cardiovasculaires et AVC.




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